Pourquoi chercher une alternative à ChatGPT#
ChatGPT, l'assistant d'OpenAI, a fait découvrir l'IA conversationnelle à tout le monde, et il reste un excellent outil. Mais OpenAI en entreprise n'est qu'une option parmi d'autres. Les entreprises qui cherchent une alternative le font rarement parce que ses réponses seraient mauvaises. Les raisons sont plutôt :
- Les données : où partent les documents collés dans la conversation, et ce qu'en fait l'éditeur.
- Le copier-coller : l'assistant ne voit que ce qu'on lui colle, et sa réponse se recopie à la main dans l'outil où le travail se fait.
- Le contrôle : qui l'utilise, pour quoi, avec quelles données, et comment le savoir après coup.
- La dépendance : tout miser sur un seul éditeur, ses prix et ses choix.
Le premier réflexe est souvent de regarder un autre assistant du même genre. C'est une option, mais pas la seule.
Les familles d'alternatives#
| Famille | Exemples | Ce qu'elle apporte | Ce qu'elle laisse de côté |
|---|---|---|---|
| Un autre assistant généraliste | Claude, Gemini, Copilot, Le Chat de Mistral | Un autre modèle, une autre interface, souvent une offre entreprise | Le même mode de travail : on colle, on recopie |
| L'assistant intégré à la suite bureautique | Les assistants des suites de Microsoft et de Google | L'accès aux documents et courriels de la suite | Ce qui vit hors de la suite : logiciels métier, banques, portails |
| Le logiciel d'entreprise qui embarque un modèle | Des agents installés ou hébergés, raccordés aux logiciels de l'entreprise | La lecture des données là où elles sont, l'action dans les outils, les règles de la maison | Un travail de raccordement au départ |
| Le modèle ouvert hébergé chez soi | Des modèles dont les poids sont publiés | La maîtrise complète de l'hébergement | Le matériel, l'entretien, et des modèles plus petits |
Toutes ces familles peuvent s'appuyer sur un modèle de premier plan. La différence ne tient pas tant au modèle qu'à ce qui l'entoure.
Les critères qui comptent vraiment#
1. Ce que deviennent vos données#
- L'éditeur s'engage-t-il, par contrat, à ne pas entraîner ses modèles sur vos contenus ? Les offres professionnelles des grands éditeurs l'annoncent en général par défaut, les offres grand public pas toujours : la vérification se fait dans les conditions de l'offre précise que vous souscrivez.
- Existe-t-il un accord de traitement des données conforme au RGPD, avec des clauses pour les transferts hors de l'Union ?
- Les données personnelles peuvent-elles être remplacées avant l'envoi, plutôt que confiées telles quelles ?
2. Ce que l'outil sait atteindre#
- Lit-il les fichiers de l'entreprise — y compris les documents scannés — sans qu'on les colle un par un ?
- Se raccorde-t-il aux logiciels que vous utilisez : comptabilité, banque, messagerie, gestion commerciale ?
- Sait-il utiliser un site qui n'offre aucune API ?
- Peut-on brancher un nouveau service sans développement, par exemple par un serveur MCP ?
3. Ce qu'il a le droit de faire#
- La lecture et l'écriture sont-elles séparées ?
- Les actions sensibles — envoi, suppression, commande sur une machine — demandent-elles un accord ?
- Le périmètre de chaque équipe est-il cloisonné ?
4. Ce qu'on peut vérifier après coup#
- Existe-t-il un journal de ce qui a été fait, par qui, sur quel dossier ?
- Sait-on ce qui est parti vers le modèle, et ce qui a été protégé ?
- Peut-on fixer une limite de consommation par personne ?
5. Ce que ça coûte, réellement#
Comparez à périmètre égal : un abonnement par utilisateur, une facturation à l'usage, ou les deux. Ajoutez le temps de recopie qu'un outil vous épargne ou non : c'est souvent le poste le plus lourd, et le moins visible.
Comment comparer sans se tromper#
- Prenez une tâche réelle de votre entreprise, pas une question de démonstration.
- Faites-la faire de bout en bout : de la source jusqu'au résultat rangé à sa place.
- Comptez le temps total, recopies comprises.
- Regardez ce qui est parti vers le modèle, et ce qui reste comme trace.
- Faites retoucher le résultat une ou deux fois : c'est là qu'on voit si l'outil garde le fil.
AIKeep, une alternative d'une autre famille#
AIKeep n'est pas un autre assistant conversationnel : c'est un logiciel d'entreprise, installé sur les postes Windows, qui embarque un modèle de premier plan — les modèles Claude d'Anthropic — et l'entoure de ce qui manque à un assistant :
- il lit vos fichiers, y compris scannés, et se raccorde à vos logiciels, au lieu d'attendre qu'on les lui colle ;
- AIGuard remplace les données personnelles par des leurres avant tout envoi au modèle ;
- l'écriture est un interrupteur distinct, les actions sensibles sont supervisées par défaut, et chaque action est tracée dans le journal d'audit ;
- les sociétés sont cloisonnées en Dossiers, les équipes en espaces de travail.
Il se décline en trois gammes, détaillées sur la page des tarifs : l'usage du modèle compris dans l'abonnement, votre propre clé Anthropic, ou l'abonnement Claude Code que vous avez déjà.